fbpx Aller au contenu

Le saviez-vous ?

On peut retourner certaines prises électriques (fiches à 2 broches) pour moins s'exposer à l'électrosmog

Une fiche à 2 broches munie d'un repère

 

En Suisse, les prises* électriques ordinaires (230 volts/50 Hertz) ont trois trous:

  • À droite (si la prise est correctement montée), il y a la phase: c’est le contact qui délivre le courant alternatif 230 volts. À ne pas toucher, au risque de se faire électrocuter!
  • À gauche, il y a le neutre: c’est le contact pour créer un circuit électrique avec la phase. Normalement, il n’y aurait pas de danger à le toucher. Mais, par précaution, on y mettra jamais les doigts (la prise pourrait avoir été mal montée ou il pourrait y avoir des courants de fuite).
  • Au milieu et décalée vers le bas, il y a la terre: c'est le contact qui sert notamment à évacuer l’électricité d’un appareil électrique au cas où surviendrait un court-circuit. A priori, ce contact est sans danger, mais, par sécurité, on évitera aussi de le toucher (mauvais branchements et courants de fuite possibles).

Il y a deux manières d’enfiler une fiche à 2 broches dans une prise

Lorsque la fiche* d’un appareil électrique présente 3 broches, il n’y a qu’une manière de l’enfiler dans la prise. Mais lorsque la fiche est munie de 2 broches – comme c'est le cas de beaucoup de lampes et d'appareils électroniques – on peut l’introduire dans 2 positions différentes, en la tournant sur elle-même d’un demi-tour. Et le sens dans lequel on la positionne peut faire une différence...

Vérifier le sens de la prise de la lampe de chevet

La plupart des lampes de chevet munies d'une ampoule à visser ont une fiche à 2 broches. Et elles ont également un interrupteur qui agit le plus souvent sur un seul des deux fils électriques du cordon (voir dessin). Ainsi, selon le sens dans lequel est positionnée la fiche, l'ensemble de la lampe peut rester sous tension lorsque la lampe est éteinte (!). Autrement dit, on pourrait se faire électrocuter si on mettait les doigts dans le culot lors d'un changement d'ampoule. Autre désavantage de la lampe éteinte sous tension: elle dégage continuellement un champ électrique (électrosmog) tout près de la tête de la personne qui dort. Selon le principe de précaution, il vaudrait donc mieux éviter ce champ.

L'électrosmog dégagé par une lampe de chevet éteinte

Touchez l’image pour l’animer

A. La fiche de cette lampe de chevet est à l'envers: l'interrupteur unipolaire coupe le circuit sur le retour du circuit électrique de la lampe (au lieu de le couper au début). En conséquence, même si elle est éteinte, toute la lampe reste sous tension électrique et dégage de l'électrosmog à proximité de la tête du dormeur. Il y a aussi un risque de s'électrocuter si on touche le fond du culot en changeant l'ampoule.

B. La fiche a été retournée: le circuit est coupé au niveau de l'interrupteur, si bien que la lampe n'est plus sous tension lorsqu'elle est éteinte.

Procédure pour identifier le bon sens de la fiche et la marquer

Testeur de tension sans contact
  • Se munir d'un petit testeur de tension électrique sans contact* qui permet de détecter – en toute sécurité – si une prise ou le cordon d'un appareil électrique est relié ou déconnecté du réseau électrique (à partir de CHF 10.- dans les magasins de bricolage). Bien lire le mode d'emploi: ce type de testeur détecte uniquement la tension électrique alternative (~AC) de nos prises domestiques, et pas la tension continue (DC) délivrée par certains transformateurs ou la batterie d'une voiture.
  • S'assurer que la fiche de la lampe de chevet est dans la prise et que la lampe est éteinte.
  • À l'aide du testeur, toucher d'abord la portion de cordon de la lampe située entre la fiche et l'interrupteur. Si le testeur fonctionne, il doit signaler une tension électrique.
  • Tester ensuite la portion de cordon située après l'interrupteur. Si le testeur réagit, inverser la fiche. Puis refaire le test pour s'assurer que, cette fois, le testeur ne détecte rien.
  • Lorsque la fiche a été placée dans le bon sens, lui apposer une petite marque, par exemple à l'aide d'un feutre indélébile (il y en a de couleur blanche, argentée ou dorée). Ainsi, on pourra toujours remettre la fiche dans le bon sens, au cas où on doit la retirer temporairement.
  • Une fois la méthode acquise, on peut faire le tour de ses lampes et placer leur fiche dans le bon sens. Par curiosité, on peut aussi tester d'autres appareils électriques continuellement (et parfois inutilement) branchés. Ce sera l'occasion d'en débrancher certains, ou de les brancher sur une multi-prises munie d'un interrupteur.

Interrupteurs unipolaire et bipolaire

La plupart des interrupteurs de lampes sont unipolaires, c'est-à-dire qu'ils interrompent un seul des deux fils électriques. Il existe des interrupteurs bipolaires, plus rarement installés, qui coupent simultanément les deux fils: dans ce cas, le sens de la fiche n'a pas d'importance. Les interrupteurs bipolaires ne se trouvent pas facilement dans les magasins de bricolage et ils devraient être changés par un électricien: lorsqu'on modifie soi-même un appareil électrique, la responsabilité du fabricant est annulée en cas de problème.

Interrupteur à un pôle et interrupteur bipolaire

Interrupteur unipolaire, le modèle le plus répandu. Il agit sur un seul des deux fils électriques. 
 Interrupteur bipolaire. Il agit sur les deux fils électriques: peu importe le sens dans lequel la fiche est branchée, l'interrupteur coupe totalement l'alimentation de la lampe ou de l'appareil.

Une lampe éteinte peut consommer de l'électricité

Une fois éteinte, une simple lampe de chevet munie d'une ampoule à visser ne consomme pas d'électricité, même si sa fiche est à l'envers, car l'interrupteur interrompt le circuit électrique. Par contre, les lampes qui fonctionnent avec des ampoules basse tension (12 ou 24 volts), ou avec des LED intégrées, possèdent souvent une fiche qui forme un seul bloc avec un adaptateur électrique. Même si la lampe est éteinte, cet adaptateur-bloc reste constamment sous tension et soutire le plus souvent de l'électricité en permanence (moins de 1 watt pour les lampes récentes). Cette consommation cachée (ou standby) se traduit par un dégagement de chaleur: plus l'adaptateur-bloc consomme d'électricité en cachette et plus il chauffe. Il peut aussi émettre un bourdonnement faiblement perceptible qui peut nuire au sommeil.

Les adapteurs-blocs récents (alimentation à découpage) consomment peu d'électricité mais dégagent davantage d'électrosmog en raison de leur fonctionnement à haute fréquence.

 

 

* Dans le langage courant, on emploie souvent le mot «prise» pour parler de «fiche». Mais en langage d’électricien, la prise, c'est le dispositif qu'il y a sur le mur. Et la fiche, c’est le dispositif muni de 2 ou 3 petits tubes métalliques – les broches – qui est au bout du cordon d'un appareil ou d'une lampe et qui s’enfile (se fiche) dans la prise. Au lieu de «fiche», on peut aussi parler de «prise mâle», par opposition à la «prise femelle» (celle du mur).

* Un testeur (ou détecteur) de tension électrique sans contact est un appareil de mesure qui peut détecter si un dispositif électrique (prise, commutateur, interrupteur, etc) ou un fil de cuivre gainé de plastique est sous tension électrique (seulement la tension alternative ~AC) sans avoir besoin de le toucher par contact métallique. La mesure peut ainsi se faire sans risque de court-circuit ou d'électrocution. Il existe toutes sortes d'appareils pour le monde professionnel. Pour l'usage domestique, on trouve des petits testeurs en forme de stylo à partir de CHF 10.- Ils fonctionnent avec des piles et varient par leur sensibilité et leur précision. Ils indiquent la présence d'une tension électrique alternative (mais pas la tension continue délivrée par certains transformateurs ou la batterie d'une voiture) par un signal sonore et/ou lumineux. Selon la sensibilité du testeur, on peut détecter la présence d'un circuit électrique dans un mur, pour éviter de faire des dégâts avec sa perceuse en bricolant. Certains testeurs détectent aussi les champs magnétiques.
Tous les modèles conviennent pour déterminer dans quel sens placer la fiche d'une lampe de chevet. Dans tous les cas, lire attentivement le mode d'emploi.

 

Certaines lampes de chevet consomment de l'électricité lorsqu'elles sont éteintes

Électrosmog

L’électrosmog dans l’environnement, Office fédéral de l’environnement

Fiches d'information sur l'électrosmog dégagé par les appareils du ménage, Office fédéral de l’environnement

 

Retour en début d’article

 

Seuls certains frigos et congélateurs spéciaux fonctionnent bien dans le froid

Un congélateur dans la neige

«En hiver, est-ce que je peux laisser mon frigo ou mon congélateur dans une pièce non chauffée (cave ou garage) ou même sur le balcon? Ça économiserait de l’électricité, non?»

– A priori, on peut se dire que c’est une bonne idée, car plus il fait froid, et moins l’appareil aura à consommer d’électricité pour fonctionner. D'autant qu'il peut paraître stupide d'utiliser de l'électricité pour produire du froid à l'intérieur, alors que l'hiver règne à l'extérieur!

Dans la pratique, les fabricants déconseillent fortement de placer un frigo ou un congélateur en dehors de sa classe climatique (voir plus bas), soit en-dessous de 10°C pour la plupart des appareils vendus sur le marché suisse. Cependant, il existe quelques modèles prévus pour fonctionner dans le froid. On peut citer des congélateurs capables de supporter 5°C (marque Liebherr) et même ‑15°C (marque Beko, modèle Freezer Guard).

Les anciens modèles supportent mieux le froid

Certains frigos et congélateurs anciens peuvent fonctionner sans trop de problème autour de 3-4°C, même si c’est déconseillé par le fabricant. Par contre, les appareils modernes, optimisés pour avoir un excellent rendement énergétique, exigent pour la plupart qu’on respecte leur classe climatique, sinon il y a un risque que l’huile du compresseur se fige ou que le compresseur vieillisse prématurément. Face au froid, l'appareil pourrait aussi se mettre en panne, ce qui n’est pas trop grave pour les denrées alimentaires d’un réfrigérateur qui doivent rester entre 2 et 8°C, mais beaucoup plus problématique pour les aliments congelés qui exigent d'être maintenus à ‑18°C.

classes climatiques des réfrigérateurs et congélateurs

Les classes climatiques des réfrigérateurs et des congélateurs

Chaque réfrigérateur ou congélateur porte normalement une étiquette (placée souvent à l’arrière) qui indique non seulement ses caractéristique électriques mais aussi sa classe climatique – autrement dit les températures ambiantes minimale et maximale entre lesquelles il devrait fonctionner. En effet, un frigo destiné à la zone tropicale ne contient pas le même mélange de gaz qu’un appareil destiné aux zones tempérées. Lorsqu’on achète un appareil, il est toujours utile de vérfier cette information. Et pas seulement en ce qui concerne les températures minimales: avec les changements climatiques, les frigos et congélateurs doivent subir des étés toujours plus chauds.

Un thermomètre à mémoire

thermomètre à mémoire pour réfrigérateur et congélateur

Si on décide de placer quand même son réfrigérateur ou son réfrigérateur-congélateur combiné dans un endroit non chauffé en hiver, il faut prendre conscience que la température peut descendre en dessous de la température de consigne, et que les aliments situés dans le réfrigérateur peuvent geler.

Pour savoir si les aliments réfrigérés ou congelés ont été exposés longtemps a des températures trop élevées ou trop basses, on peut acquérir un thermomètre digital à mémoire (entre CHF 10 et 25.-) – à placer avec les aliments – qui enregistre les températures maximales et minimales ainsi que la durée de ces maxima et minima. Il existe aussi des sondes-thermomètres qui envoient un signal d’avertissement à une base de réception lorsque la température est anormale. En restant dans sa cuisine, on peut ainsi être averti rapidement si le congélateur du garage a un problème...

Éviter d'acheter un frigo ou un congélateur trop grand

Lorsqu'on envisage d'acheter un nouvel appareil, il est judicieux de penser à sa taille et à sa consommation d'électricité. Sur l'étiquette-énergie (obligatoire sur les appareils neufs) ne pas se laisser uniquement séduire par le A++ ou le A+++: considérer la consommation annuelle en kWh. Et se rappeler que, lorsqu'un congélateur est volumineux, on a tendance à y stocker des aliments qu'on finit par oublier pendant des années. Or, il y a aussi des dates limites de conservation pour les produits congelés. Par exemple, les plats cuisinés "maison" devraient être consommés après quelques mois seulement.

Conseils sur la congélation – www.frc.ch

À propos de froid et de chaud

  • On peut laisser un réfrigérateur (ou un congélateur) ÉTEINT dans le froid. Avant d’arriver en magasin, les appareils sont souvent exposés sans problème au froid durant leur transport et leur stockage.
  • Placé sur le balcon ou dans un garage bien exposé au soleil estival, un réfrigérateur ou un congélateur devra fontionner à plein régime pour maintenir le froid. Le coût en électricité peut alors devenir très élevé.
  • Un réfrigérateur ou un congélateur dégage au total davantage de chaleur qu’il produit de froid. Il faut le considérer comme un petit radiateur fonctionnant de manière intermittente. Ainsi, il a tendance à chauffer la pièce dans laquelle il se trouve.
  • Qu'il soit très chargé en aliments ou peu chargé, un réfrigérateur consomme à peu près la même quantité d'électricité (si son fonctionnement est basé sur un thermostat intérieur, comme c'est généralement le cas).
  • Un réfrigérateur ou un congélateur possède un radiateur à l'arrière (parfois caché derrière un panneau). Ce radiateur a pour rôle d'évacuer la chaleur du gaz comprimé par le compresseur. Il peut devenir très chaud. Pour le bon fonctionnement de l'appareil, il est très important que l'air (frais, si possible) puisse bien circuler autour de ce radiateur.

 

Retour en début d’article

 

Bâtiment: lorsqu’on change les fenêtres, ou lorsqu’on isole le toit ou les murs, on a intérêt à adapter les réglages du chauffage

Régulateur de chauffage

Les vieilles fenêtres avec simple vitrage ont été remplacées par des fenêtres modernes très isolantes. Désormais, en hiver, les nouvelles fenêtres vont laisser perdre environ 4 fois moins de chaleur. Mieux encore: comme les occupants ne ressentent plus le froid lorsqu'ils sont assis devant les vitrages, ils peuvent vivre confortablement avec une température d'ambiance moins élevée qu'auparavant.

La consommation d'énergie du bâtiment va aussi baisser si on a isolé les murs ou le toit. Dans les pièces nouvellement isolées, les surfaces qui donnent sur l'extérieur seront, elles aussi, moins froides: on pourra s'y sentir bien à une température de chauffage plus basse qu'avant les travaux.

Adapter les réglages du chauffage

Si on est chauffé à l'aide d'un circuit hydraulique qui amène de l'eau chaude à des radiateurs ou à un chauffage par le sol – et si l'installation de chauffage n'a pas été modifiée durant les travaux – on a tout intérêt à ajuster les réglages au niveau de la chaudière ou de la pompe à chaleur. En effet, si on conserve les réglages d'avant les travaux, on va devoir jouer sur les vannes des radiateurs (ou les boucles du chauffage au sol) pour gérer la température des pièces. Mais, il s'ensuit un gaspillage d'énergie, parce que l'eau qui circule dans les tuyaux est désormais trop chaude par rapport aux besoins de chaleur du bâtiment – sans compter les difficultés de régulation et de répartition du chauffage que risquent d'entraîner les nouveaux réglages!

Se faire une idée des réglages possibles

Un chauffage central est rarement simple à régler, d'autant qu'il y a une multitude de systèmes différents. L'utilisateur peut généralement agir lui-même sur la température d'ambiance, les horaires jour/nuit et les périodes d'absence, mais il y a d'autres paramètres importants à ajuster qui sont réservés à l'installateur (ou à l'amateur curieux). Cependant, même si on ne touche pas soi-même aux réglages, il est utile de connaître à quel niveau on peut agir, afin de pouvoir en parler au chauffagiste. Voici les points à considérer:

1. Baisser la température de départ

Thermomètre de chauffage

On peut généralement baisser de quelques degrés la température de départ, c'est-à-dire la température de l'eau mesurée au début du circuit de chauffage. Premier avantage, il faudra moins d'énergie pour chauffer l'eau. Cette mesure peut être effectuée pour toutes les installations: gaz, mazout, pompe à chaleur, chaudière automatique à bois...

Si on est chauffé par une chaudière à condensation, une baisse de température au départ du circuit entraîne aussi une baisse de température au retour – ce qui et souhaitable, car cela favorise la condensation des gaz de la chaudière, et donc la récupération de chaleur. Le rendement de l'installation sera amélioré de quelques pourcents. Il en va de même avec une pompe à chaleur: moins haut elle doit chauffer l'eau, et meilleur est son rendement.

Avec un chauffage à bois associé à une cuve-tampon (grosse réserve d'eau chaude), il n'est pas toujours souhaitable de baisser la température de départ lorsque la cuve sert aussi à la préparation de l'eau chaude sanitaire (eau chaude du robinet).

2. Réduire la puissance de l'installation

Les chaudières à mazout modernes ont un gicleur réglable qui permet d'injecter moins de mazout dans la chambre de combustion – et donc d'abaisser la puissance maximale. Sur certains modèles, c'est une pompe à mazout qui adapte son rythme aux besoins du brûleur. Par contre, sur les anciennes chaudières, le gicleur a un débit fixe. On pourrait théoriquement changer le gicleur pour un modèle plus économe, mais seul le chauffagiste peut dire si l'opération est souhaitable.

Les chaudières à gaz modernes ont une puissance réglable qui s'adapte automatiquement à la demande du chauffage. Cependant, la puissance maximale peut être bridée, en limitant le débit de gaz que la chaudière peut consommer. Il faut savoir que, sur la facture de gaz, on paie non seulement les m3 consommés, mais aussi un tarif lié au débit maximum que la chaudière peut soutirer (prime de puissance de raccordement): plus la chaudière peut soutirer un grand débit de gaz, plus ce tarif est élevé. Il vaut la peine de se demander si cette puissance de raccordement peut être abaissée (à voir avec le chauffagiste et le distributeur de gaz). C'est le plus souvent intéressant pour une maison individuelle, mais pas toujours conseillé pour un immeuble dont l'eau chaude sanitaire est aussi chauffée au gaz, car la puissance maximale habituelle est peut-être nécessaire pour préparer l'eau chaude lorsque tous les habitants se douchent aux mêmes heures.

3. Adapter la courbe de chauffe

Exemple de modification d'une courbe de chauffe après travaux d'isolation

Le changement de fenêtres (ou l'isolation du toit, des murs etc.) a permis de réduire les besoins du bâtiment en énergie de chauffage. On a donc adapté la courbe de chauffe afin que la chaudière produise moins de chaleur en tout temps. Après les travaux (courbe de chauffe rouge), la température de l'eau de chauffage qui sort de la chaudière est plus basse, et elle s'élève proportionellement moins lorsque le froid extérieur s'accentue (la pente de la "courbe" est moins raide).

La courbe de chauffe est une fonction qui indique à la chaudière, ou à la pompe à chaleur, comment elle doit réagir lorsque le froid s'accentue au dehors, afin de conserver la même température à l'intérieur du bâtiment. On représente souvent la courbe par... une droite plus ou moins pentue.

S'il fait trop chaud à l'intérieur lorsque le froid s'accentue au dehors, la pente de la courbe doit être abaissée. Ce réglage, propre à chaque bâtiment, demande souvent plusieurs ajustements à réaliser par étapes, en laissant au moins 48 heures entre deux réglages. Il est important que la courbe de chauffe soit bien paramétrée, sinon le bâtiment peut gaspiller de l'énergie pendant des années...

S'informer et se former

Or, il n'est pas toujours évident de faire revenir le chauffagiste pour affiner les réglages. Voilà pourquoi il est utile qu'un occupant du bâtiment sache comment régler le chauffage. En vue de s'informer, on peut s'arranger pour être présent le jour où le chauffagiste intervient, afin de lui demander des explications. On en profitera aussi pour identifier avec lui les pages utiles du mode d'emploi de l'installation. À chaque modification des réglages, on notera les nouveaux paramètres choisis, afin de revenir à l'état antérieur, si le dernier réglage ne donne pas satisfaction.

On peut aussi assister à une conférence ""Futé 5à7". Ouvertes à tous et organisées dans toute la Suisse romande, ces conférences visent à faire mieux connaître les possibilités de réglage du chauffage et d'économies d'énergie.

 

 Régler le chauffage

 Le Guide du chauffage destiné aux concierges, brochure de l’Office fédéral de l’énergie, très utile à consulter, qu’on soit concierge ou non.

www.fute.ch, conférences tout public tenues de 17 à 19h pour apprendre à régler le chauffage.

ConsoBat • Ce calculateur gratuit permet de suivre la consommation d'énergie du chauffage au fil des saisons en fonction de la météo. Il détecte les anomalies de consommation, et permet de mesurer les économies d'énergie dues à des travaux de rénovation (ou à de nouveaux réglages de l'installation de chauffage) indépendamment des fluctuations de la météo.

 

Retour en début d’article